Le Festival du Livre de Trou d’Eau Douce s’est ouvert sur une annonce marquante : le Prix Indianocéanie 2025 a été attribué à Le Puits arabe, roman signé Didier Lentrein. Sélectionné parmi 61 manuscrits, l’ouvrage transporte le lecteur à La Réunion en 2048, dans un univers bouleversé par la pénurie d’eau qui redéfinit les rapports humains. Avec son écriture précise et une projection saisissante dans un futur proche, le texte a conquis le jury de cette 4ᵉ édition.
Né en 1958 en Algérie, Didier Lentrein vit à La Réunion depuis 29 ans. Maître de conférences en Sciences de Gestion, il a dirigé l’Institut universitaire de technologie de La Réunion. Il se consacre aujourd’hui à la musique, à la lecture et à l’écriture.
Lancé en octobre 2024 par la Commission de l’océan Indien, en partenariat avec le Département de La Réunion et l’Organisation internationale de la Francophonie, l’appel à écritures a suscité une participation record. Après plusieurs mois de sélection, Didier Lentrein voit son rêve devenir réalité : « Lorsque le président du jury m’a appris que j’étais le lauréat, j’ai pleuré. C’est si dur d’être reconnu et édité », confie-t-il.
Grâce au soutien de l’Atelier des Nomades, 500 exemplaires sont déjà imprimés et disponibles dès le festival à Maurice, puis en librairie à La Réunion, Madagascar et aux Comores à partir du 6 octobre. Le roman sera également accessible en version numérique et paraîtra en France en 2026, confirmant le rôle du Prix Indianocéanie comme tremplin éditorial et passerelle littéraire entre les îles et le monde.
Cyrille Melchior, Président du Conseil départemental de La Réunion : « Une quatrième édition, déjà !, des autrices et des auteurs venant de nos mondes insulaires, à la fois singuliers et familiers, une ambition portée depuis sa création par le Département de La Réunion et la Commission de l’ océan Indien mais qui s ’ est ouverte à d’ autres partenaires : peut-on rêver, dans ce monde tourmenté, des conditions plus favorables à l’épanouissement de notre Prix Indianocéanie ? Savourons donc cette joie de voir s ’ exprimer à travers ce concours des voix, des mots, des paroles, des chants, des styles, des pensées… qui, à n ’en pas douter, vont encore faire grandir notre rapport à nous-mêmes, aux autres et au monde. Car là est l’ un des miracles de la littérature : nous éveiller, avec art et beauté, à notre humaine condition et aux valeurs universelles. Vivement la 5ème édition ! »


