Vingt jours après le passage du cyclone Garance, les sinistrés de La Réunion attendent toujours des réponses claires sur la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Face à un arrêté jugé insuffisant au regard des dégâts causés par les vents, le député Jean-Hugues Ratenon monte au créneau et interpelle le gouvernement sur l’urgence d’une révision.
« 20 jours que le cyclone Garance s’est abattu sur La Réunion avec toutes les conséquences que l’on connaît : toits arrachés, familles en détresse, meubles perdus, denrées alimentaires perdues ; et l’incompréhension des Réunionnais sur la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle en lien avec l’intensité des vents.
Suite à nos interventions à l’Assemblée nationale, le Ministre des Outre-Mer s’est engagé à reconnaitre l’état de catastrophe naturelle dans les plus brefs délais.
Lors de son passage à La Réunion, il l’a réaffirmé tout en précisant que la déclaration sera reconnue 48h après son arrivée dans le cadre de la réunion de la Commission interministérielle de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Nous connaissons la suite : un arrêté complètement décalé par rapport à la réalité du territoire notamment au vu des dégâts occasionnés notamment dans les communes de l’Est en lien avec les vents cycloniques.
Les élus de diverses tendances, soucieux du sort des familles sinistrés, sont montés au créneau, ce qui a valu une sortie du Ministre considérant je cite : « la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle comme « insuffisante » et « n’est pas satisfaisante » par le périmètre des sinistres couverts par l’arrêté car il ne reflète pas la réalité des dévastations causées par le cyclone Garance »
A ce stade, nous sommes en droit de nous poser la question pourquoi après 7 jours de ce mauvais décret, le gouvernement n’a t-il pas encore procédé à la modification ?
Nous savons tous que l’arrêté est pris sur les orientations du comité interministériel et que le gouvernement est membre de cette commission. Monsieur Valls ne peut donc pas prétendre ne pas être au courant.
Pense-t-il à la pression psychologique qu’un mauvais arrêté engendre sur les sinistrés, les familles ?
Il serait grand temps de réparer cette négligence pour à minima rassurer les familles victimes des vents violents et surtout éviter les contradictions, les débats avec les assureurs qui, dans ce genre de situation, est très pénible.
Le gouvernement est-il conscient que le traumatisme dans la population est réel et persistant ? »


