La finale de la Coupe du monde des clubs 2025 restera dans les mémoires comme celle d’un naufrage parisien face à une machine parfaitement huilée. Sur la pelouse du MetLife Stadium, près de New York, Chelsea a infligé une lourde défaite au Paris Saint-Germain (3-0), s’adjugeant le trophée mondial dans une opposition entièrement européenne. Le club londonien, déjà titré en 2021, a affiché une supériorité tactique, mentale et physique à tous les niveaux.
Dans un match à sens unique, l’entraîneur Enzo Maresca a parfaitement orchestré son plan de jeu. Rapidement, les Londoniens ont pris le dessus sur un PSG stérile malgré une possession largement en leur faveur. Si le ballon tournait côté parisien, les occasions, elles, étaient bleues. Chelsea a étouffé les relances adverses et frappé à chaque temps fort. Cole Palmer, intenable, a signé un doublé express avant la demi-heure de jeu. Précis, tranchant, inspiré, il a dynamité la défense parisienne par ses prises d’initiatives décisives. Avant la pause, João Pedro a enfoncé le clou avec une finition tout en maîtrise, scellant déjà le sort de la rencontre.
Le Paris Saint-Germain, pourtant qualifié en finale après avoir sorti le Real Madrid, n’a jamais trouvé la clé. Malgré des tentatives de Dembélé, Doué ou Barcola, la muraille londonienne, menée par un Robert Sánchez vigilant, est restée infranchissable. La deuxième période n’a offert aucun sursaut d’orgueil aux hommes de Luis Enrique, et c’est au contraire une expulsion de João Neves, auteur d’un geste antisportif sur Cucurella, qui a symbolisé la perte totale de contrôle des Parisiens.
Ce sacre permet à Chelsea de s’offrir un second titre mondial et une reconnaissance internationale méritée. La performance collective, la rigueur défensive et la vista offensive ont fait la différence. La récompense financière, estimée à plus de 90 millions de livres, vient couronner un parcours sans faute. Pour le PSG, en revanche, le constat est sévère : domination inutile, manque de tranchant, absence de plan B. Cette finale expose de façon crue les limites mentales d’un collectif encore fragile dans les grands rendez-vous.
Chelsea a non seulement gagné, il a convaincu. À la maîtrise tactique s’est ajoutée une justesse technique rare, portée par un Palmer en état de grâce. Le PSG, à l’inverse, repart avec des regrets et des leçons à tirer. L’histoire retiendra une victoire éclatante, un coach inspiré et une équipe anglaise devenue, ce soir-là, la référence mondiale du football de clubs.


