L’arrêté interministériel portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle suite au passage du cyclone GARANCE a été publié au journal officiel (JO) du 12 mars 2025 et concerne l’ensemble du territoire de La Réunion. Cet arrêté issu de la procédure accélérée octroie la reconnaissance de catastrophe naturelle pour les 24 communes de La Réunion, pour au moins un aléa.
Lien : https://www.legifrance.gouv.
En plus de cette procédure accélérée, les maires pourront déposer des demandes complémentaires de reconnaissance de catastrophe naturelle pour les aléas pour lesquels la procédure accélérée n’a pas été conclusive.
Les assurés disposent de 30 jours suivant la date de publication de l’arrêté au JO pour déclarer leur sinistre auprès de leur compagnie d’assurance. Il est également conseillé de faire sa déclaration auprès de sa mairie.
Les assureurs engagent la procédure d’indemnisation dès la publication au JO de l’arrêté interministériel et disposent de :
→ 1 mois, à compter de la réception de la déclaration de sinistre, pour saisir un expert et informer les assurés sur la mise en œuvre des garanties ;
→ 1 mois pour faire une proposition d’indemnisation à l’assuré dès réception du rapport d’expertise ;
→ 21 jours pour indemniser les sinistrés ou 1 mois pour missionner une entreprise pour réaliser les travaux.
Les sinistrés victimes des vents violents peuvent toujours être indemnisés par leurs assureurs au titre de la garantie tempête présente obligatoirement dans les contrats d’assurance dommages (multirisques habitation), même si leur commune n’a pas été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des vents cycloniques, et sans préjudice des décisions prises ultérieurement au titre de la procédure normale. Cette garantie couvre également les dégâts provoqués par les infiltrations d’eau suite aux dommages provoqués sur les toits ou les fenêtres par le vent violent.
Pour davantage de renseignements sur les différentes garanties assurantielles et leurs modalités de mise en œuvre, rendez-vous sur le site France Assureurs :
· En savoir plus sur les dommages causés par le vent et les tempêtes ou tornades : consulter
· En savoir plus sur la garantie catastrophe naturelle : consulter
Réactions
Association des Maires de La Réunion (AMDR) : « Garance : Des communes oubliées par l’arrêté portant reconnaissance de l’État de catastrophe naturelle
L’arrêté du 7 mars 2025 portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle suite au passage du cyclone Garance sur La Réunion a été publié ce mercredi 12 mars au Journal Officiel. À sa lecture, j’ai été totalement stupéfait et déçu de constater que toutes les communes lourdement impactées n’étaient pas logées à la même enseigne.
En effet, sur les 24 communes que compte notre île, et qui ont toutes subies d’importants dégâts dus au passage de Garance, seules deux communes ont obtenu la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour « vents cycloniques » (Sainte-Marie et Sainte-Rose).
Parallèlement, 22 ont obtenu la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour « inondations et coulées de boue », laissant Saint-Pierre et Saint-Philippe sur le bord du chemin.
En tant que Président de l’Association des Maires du Département de La Réunion, et à ce titre représentant des intérêts des 24 communes de notre île, je ne peux décemment pas laisser passer une telle iniquité.
Comment peut-on justifier un tel arrêté alors que des communes, notamment dans l’Est de l’île, sont totalement sinistrées après avoir subi des vents cycloniques supérieurs à 200km/h ? Comment peut-on expliquer à des familles qui ont déjà tout perdu qu’elles ne pourront pas se tourner vers l’État pour se faire indemniser et qu’elles vont devoir s’engager dans des procédures complexes et incertaines avec leurs assureurs et probablement leurs constructeurs ?
Aussi, je demande une révision de cet arrêté afin de prendre en compte la réalité des situations, et la prise d’un arrêté complémentaire sur la base des données qui doivent être remontées par Météo France, notamment sur la puissance des vents cycloniques.
Je vais adresser dans les meilleurs délais un courrier aux ministres concernés en les appelant à faire preuve d’autorité et de responsabilité afin de mettre fin à cette injustice », écrit Serge Hoareau, le président de l’AMDR.
Jean Hugues RATENON : « « Tout le monde a gagné », comme le disait Jacques Martin dans L’École des fans.
« 24 communes sur 24 et c’est là que commence l’arnaque de l’état de catastrophe naturelle. Malgré nos efforts, malgré notre volonté de faire confiance, Macron et ses acolytes se sont encore une fois joués de nous. Le ton solennel adopté par l’ensemble des élus après le passage du cyclone Garance doit changer.
Tout le monde a gagné, pourtant, seulement deux communes sont reconnues véritablement comme « état de catastrophe naturelle ». Qui peut croire qu’à Saint-André, Hell-Bourg, Bras-Panon ou Saint-Benoit, l’arrachement des toits, l’effondrement des murs sont l’objet de hasard et non de vents extrêmement violents ? Nous l’avons tous vécu et beaucoup en sont encore traumatisés.
Les 24 communes n’ont pas subi le cyclone. Le dire ou le faire croire est de la grande hypocrisie, pour ne pas dire de l’arnaque absolue ! Monsieur Valls est-il venu dans l’Est pour faire de l’enfumage ? Quel était véritablement l’objectif de sa visite ?
Si ce décret n’est pas modifié, je souhaiterais que la population descende dans la rue. Des toits arrachés, des maisons inondées, des meubles broyés, des denrées alimentaires jetées, des familles déboussolées.
Voilà que des Parisiens se permettent de manipuler toute une population. Personne à la Réunion ne doit être complice de cela : ni les administratifs, ni les élus, ni le Recteur, ni le Préfet. Personne. La politique n’est pas un jeu. Gouverner n’est pas un jeu.
Je soutiens les maires et les habitants de ma circonscription, c’est-à-dire les vrais sinistrés de ce cyclone. Et je soutiendrai toutes les démarches de l’AMDR, qui je sais, posera clairement le problème sur la table du Préfet et du Ministère concerné.
En ma qualité de député de la 5e circonscription, je demande à ce que cet arrêté soit modifié. Ne pas le faire, c’est abandonner la population et les élus de ma circonscription. »
Joé Bédier, maire de Saint-André
« Saint-André a été soufflé par les vents violents et l’arrêté de catastrophe naturelle ne le prend pas compte, que devons-nous comprendre ? Cette situation est inacceptable »
L’arrêté de catastrophe naturelle publié ce mercredi 12 mars au Journal Officiel reconnaît que la commune de Saint-André a été impactée par plusieurs phénomènes naturels, notamment les inondations, les coulées de boue et les chocs mécaniques liés à la houle cyclonique.
Toutefois, cet acte administratif stratégique omet de prendre en compte un élément déterminant : les vents cycloniques exceptionnels qui ont pourtant dépassé les 200 km/h et causé des dégâts matériels considérables dans notre commune.
Le maire de Saint-André, Joé Bédier, exprime son indignation face à cette situation inacceptable. « Il est incompréhensible que cet arrêté ne prenne pas en compte les destructions causées par ces vents extrêmes, alors que plus d’une centaine de familles ont vu leurs toitures arrachées et leurs habitations détruites par la violence des rafales et les débris projetés ».
Comment expliquer aux sinistrés de Saint-André que l’État reconnaît certains phénomènes naturels mais refuse d’inclure les vents cycloniques dans le périmètre de la catastrophe naturelle ? Cette omission prive de nombreux foyers de la possibilité de bénéficier des indemnisations et des dispositifs d’accompagnement nécessaires pour reconstruire rapidement leurs vies.
Il est également préoccupant de constater que l’absence de mesures fiables de Météo France dans certaines zones sinistrées, faute d’équipements suffisants potentiellement, pourrait expliquer cette lacune dans l’arrêté. Cette carence technique ne doit pas pénaliser les sinistrés qui subissent déjà les conséquences directes du cyclone.
Face à cette injustice, le maire de Saint-André demande :
• La révision immédiate de l’arrêté de catastrophe naturelle pour intégrer les vents cycloniques comme facteur de destruction à Saint-André.
• La mise en place d’une procédure accélérée pour permettre aux sinistrés de bénéficier rapidement des aides financières et de la prise en charge des dégâts.
• Une réunion d’urgence de l’Association des Maires de La Réunion (AMDR) pour organiser une action concertée auprès de l’État.
• Une interpellation directe du gouvernement afin que cette situation soit corrigée dans les plus brefs délais. Joé Bédier, le fera, si la demande de révision n’est pas entendue.
L’exclusion des vents cycloniques dans l’arrêté de catastrophe naturelle est une erreur manifeste qui doit être rectifiée sans délai. Il est impératif que la réalité du terrain soit reconnue et que les sinistrés de Saint- André reçoivent la protection et le soutien auxquels ils ont droit ».
Patrice Selly : « »un nouvel arrêté sera pris dans les jours qui viennent »
« Un arrêté inacceptable », a dit le maire de Saint-Benoit, qui a pris attache aussitôt avec le sous-préfet de Saint-Benoit puis avec le cabinet de Manuel Valls, ministre des Outre-mer. « Un nouvel arrêté sera pris dans les jours qui viennent », lui-a-t-on dit à Paris. Ecoutez Patrice Selly :









Que font nos élus pour protéger nos réseaux EDF, eaux, télécommunications indispensables et vitale au lieu de se lamenter ils feraient mieux d établir un plyde mise en sécurité des infrastructures.
A BON ZOT NA LA COLERE MAIS A ZOT LES DECIDEUEURS DE LA REUNION LA SI ZOT NA DES COUILLES VRAIMENT FAIT MONTRE A NOUS RéUNIONAIS QUE ZOT Lé CAPABLE PAR RAPPORT GOUVERNEMENT!!!!
olé l’espagnol ! alé gout band lécheur ! les toutous ki ont gobé la parole de ce traître !
Franchement quand je vois qu’après le cyclone alors que la case domou na toujours pas de toit, Selly va augmenter fortement le prix de l’eau pourrie servie dans l’est, je me demande pourquoi ce gars s’est engagé dans la politique. Valls a passé tout son temps avec ce maire pourquoi avoir un arrêté minable.
arrête batailler c toute la réunion . barre
Ah non. Fontaine maire de Saint Pierre se vantait sur les ondes que sa commune n’avait rien alors que le cyclone était à peine parti…
Saint Benoît, zone la plus sinistrée n’est pas reconnue! Ce qui compte, c’est le fric! Les maires auront beaucoup de pognons pour organiser leur campagne électorale mais pas les administrés!
C’est clair. Le maire de Saint Benoît a pourtant rencontre Valls. Quel incapable ce maire !
Moutons un jour moutons toujours…. l »état la compri sa que le Reunionnais i bouge pas lé capon. Bientot nora pi rsa non plus
ou sa i le nos politichien !! zot la bien cours derrière le ministres des DOM.
incompétent quand tu nous tiens !!!