Campagne sucrière : le préfet a réuni les acteurs de la filière canne hier

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La campagne canne a démarré le 11 juillet à l’usine de Bois-Rouge et le 22 juillet à l’usine du Gol. Comme il s’y était engagé, le préfet de La Réunion, Jérôme Filippini a réuni les acteurs de la filière canne-sucre-énergie afin de faire un point de situation un mois après le début de la saison.

Les planteurs ont ainsi pu faire part de leurs inquiétudes notamment concernant le tonnage et la richesse de la canne ainsi que les difficultés rencontrées liées aux passages du cyclone Belal et de la tempête Candice.

L’Etat soutient activement la production de canne à La Réunion :

·         En début d’année 2024, une aide à la production a été versée de manière anticipée aux planteurs à hauteur de 14,5 millions d’euros en soutien aux exploitations cannières après une campagne 2023 en dessous de la normale et les intempéries. Une aide au surcoût de 12,8 millions d’euro a aussi été versée aux planteurs de canne à la mi-février pour accompagner les trésoreries et pallier l’augmentation du coût des intrants. Depuis le début de l’année, ce sont environ 42 M€ qui auront été versés par l’État pour soutenir la trésorerie des producteurs de cannes.

·         Pour permettre le recrutement de main d’œuvre et conformément à l’engagement pris par la première ministre Élisabeth Borne lors de sa venue en mai 2023, les saisonniers agricoles allocataires du RSA peuvent bénéficier en plus des dispositifs de droits communs (prime d’activité et R+) d’une aide à l’insertion dans l’emploi saisonnier agricole (AIDES) sous la forme d’une prime de 600€. Ce dispositif financé par l’État est mis en œuvre par le Département et la CAF.

·         L’évaluation des dégâts causés par les deux phénomènes météo du début d’année ne pourra être connue qu’après la fin de la campagne canne. La mise en paiement des aides du fonds de secours (calamités agricoles) interviendra en 2025.

Le préfet réunira à nouveau chaque mois la filière jusqu’à la fin de la campagne.

2 Commentaires

  1. La filière canne à sucre à l’île de la Réunion a une histoire riche et est une composante importante de l’économie locale. Concernant son avenir, plusieurs aspects doivent être considérés, tant au niveau mondial qu’en termes d’indépendance énergétique et agricole pour l’île.

    ### Niveau Mondial

    1. **Concurrence Internationale** : La production de sucre est très compétitive, avec de grands producteurs comme le Brésil, l’Inde, et la Thaïlande dominant le marché. Ces pays bénéficient souvent de coûts de production plus bas et d’économies d’échelle. Cependant, le sucre réunionnais peut se distinguer par sa qualité et son caractère spécifique.

    2. **Marché des Biocarburants** : La canne à sucre est une matière première clé pour la production d’éthanol, un biocarburant. Avec la transition mondiale vers des énergies renouvelables, la demande pour l’éthanol pourrait croître, offrant une opportunité pour la filière réunionnaise.

    3. **Produits à Valeur Ajoutée** : Diversifier les produits dérivés de la canne, tels que le rhum agricole et les produits cosmétiques, pourrait aider à se positionner sur des marchés de niche à haute valeur ajoutée.

    ### Indépendance Énergétique et Agricole

    1. **Énergie** : La canne à sucre peut contribuer significativement à l’indépendance énergétique de l’île grâce à la cogénération (production simultanée d’électricité et de chaleur) à partir de la bagasse (résidu fibreux de la canne). Cela pourrait réduire la dépendance de l’île aux énergies fossiles importées.

    2. **Agriculture Durable** : La culture de la canne peut jouer un rôle dans la rotation des cultures et l’amélioration des sols. En intégrant des pratiques agricoles durables, il est possible de renforcer la résilience agricole de l’île face aux changements climatiques.

    3. **Sécurité Alimentaire** : La canne à sucre n’est pas directement liée à la production alimentaire, mais les revenus générés peuvent soutenir d’autres secteurs agricoles locaux, améliorant ainsi la sécurité alimentaire globale.

    ### Défis et Opportunités

    – **Modernisation et Innovation** : Pour rester compétitive, la filière doit investir dans la modernisation des infrastructures et des techniques de culture, ainsi que dans la recherche et développement.
    – **Soutien Politique** : Les subventions et le soutien des politiques locales et européennes peuvent être cruciaux pour la pérennité de la filière.
    – **Gestion des Ressources** : La gestion de l’eau et des sols sera essentielle pour garantir la durabilité de la production de canne à sucre.

    En conclusion, la filière canne à sucre à la Réunion a un avenir potentiel si elle parvient à s’adapter aux défis globaux et locaux. En diversifiant ses produits, en adoptant des pratiques durables et en tirant parti des opportunités dans les marchés de l’énergie et des biocarburants, elle peut non seulement contribuer à l’économie locale mais aussi à l’indépendance énergétique et agricole de l’île.

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