Un collectif de douze associations locales vient de publier un communiqué de presse conjoint, refusant catégoriquement de signer la charte départementale relative à la prévention et à la réduction de l’impact sonore de l’aviation légère à La Réunion, récemment proposée par les services de l’État. Ce texte, transmis à la presse par l’Association de Défense des Résidents du Département de la Réunion – Kolair974, est une prise de position ferme contre un document qualifié de « coquille vide ».
Le communiqué de presse : une opposition claire et documentée
Intitulé « Charte pour la prévention et la réduction de l’impact sonore de l’aviation légère à La Réunion, c’est NON », le communiqué daté du 22 juin 2025 énonce les motifs précis du refus :
« Les espoirs procurés par ce projet sont douchés dès l’article 3, qui demande aux associations de défense des réunionnais de légitimer des activités qu’elles combattent pourtant ardemment, puis à l’article 9, qui demande aux associations signataires de promouvoir cette charte qui ne retient aucune de leurs demandes ni propositions ».
Les associations dénoncent une approche unilatérale de la Préfecture, estimant que les mesures proposées ne sont que symboliques et n’imposent aucune réelle contrainte aux opérateurs aériens. Elles jugent ainsi que l’article 6.3, censé limiter les vols le dimanche matin, n’est en réalité qu’un engagement flou sans valeur réglementaire :
« Le mépris ultime se trouve à l’article 6.3 avec le seul engagement, qui n’est donc pas une obligation, par les usagers et professionnels de l’air, de débuter leurs vols les dimanches et jours fériés à partir de 7 h en été austral et 7 h 30 en hiver austral sans limite horaire de fin ! ».
Une critique frontale contre l’impunité des activités aériennes de loisir
Les signataires reprochent au Comité Départemental de Gestion des Nuisances Sonores, créé par la Préfecture, de servir de façade à une politique qui encourage la prolifération des vols privés touristiques et de loisirs, sans cadre contraignant :
« Le Comité Départemental de Gestion des Nuisances Sonores, censé travailler à la réduction des nuisances, apparaît désormais pour ce qu’il est : un faux-semblant de concertation, destiné à faciliter l’expansion incontrôlée d’une aviation non-essentielle ».
Les associations rappellent que d’autres territoires comme Saint-Tropez, Paris ou le massif du Mont-Blanc ont engagé des démarches de restriction, et regrettent qu’à La Réunion, les autorités prennent une direction inverse.
Une exigence : une vraie concertation et une réglementation ferme
En conclusion de leur communiqué, les associations lancent un appel solennel :
« TROP C’EST TROP, nous refusons de signer cette charte et demandons au Préfet de revoir sa copie, d’engager une vraie concertation avec les associations pour arrêter de protéger et de développer le tourisme aérien et de loisirs et aller, au contraire, vers un encadrement ferme des vols et une limitation effective des nuisances ».
Les signataires du communiqué
Le communiqué est co-signé par les structures suivantes :
Kolair974
Union Française Contre les Nuisances des Aéronefs (UFCNA)
Association Citoyenne de Saint-Pierre-Réunion
Collectif Nout Gayar Salazie
Cilaos Mon Amour
Oasis Réunion
Greenpeace La Réunion
Extinction Rebellion La Réunion
Attac Réunion
SOS DPM 97.4
Collectif de Peter Both
Collectif Protéger La Saline-les-Bains
À propos du projet de charte
Le projet de charte, élaboré sous l’égide de la Préfecture, comprend une série d’engagements non contraignants en matière de trajectoires, d’horaires de vols, de sensibilisation des pilotes, et prévoit la création d’un comité de suivi. L’objectif affiché est de concilier activité aérienne et qualité de vie des riverains.



L’état s’en fou du bruit, depuis plusieurs année ce n’est que mascarade. La pollution sonore pour eux ce n’est pas important. Le business c’est plus lucratif.