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La CGTR Santé et Action Sociale appelle à la grève le 11 juin (Vidéo-Photos)

3 min de lecture
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Ce matin du 6 juin, au siège du syndicat, à Saint-Denis, une conférence de presse a été tenue pour aborder plusieurs points d’importance. Parmi les sujets discutés figuraient la situation actuelle des établissements dans les secteurs sanitaire, social et médico-social de notre département, ainsi que l’état social du secteur des services à la personne. Des préoccupations concernant les lacunes du SEGUR ont également été soulevées, ainsi que les avancées des négociations pour une convention collective unique. Une grève a également été annoncée pour le 11 juin 2024.

Urgence sociale, urgence salariale

Il n’y a pas un secteur qui est épargné par les mises en place de politiques nocives basées uniquement sur une logique capitaliste. Un système qui pense le travail social comme un coût pour la nation, et non comme un investissement, est un système malade : objectifs de diminution des financements, process visant à tirer des profits, mise en concurrence par des appels à projets, nomenclature Sérafin-ph, nouvelles stratégies immobilières, le développement de contrats à impact social…

L’être humain n’est pas une marchandise !!!

L’ensemble des salariés de ce secteur l’a d’ailleurs bien compris. Nous ne sommes plus que des variables d’ajustement comme le serait le prix des denrées alimentaires. La CGTR Sante et action Sociale appel l’ensemble des professionnel.le.s du secteur privé associatif comme public, du social et médico-social, de la protection judiciaire, de la petite enfance à se mobiliser pour défendre leurs conditions de travail et exiger de meilleures rémunérations, pour, entre autres, et encore une fois, réclamer les 183 € pour tou.te.s, car trop de salarié.e.s en sont encore exclu.e.s.

Face au continuel mépris des employeurs, du gouvernement, des conseils départementaux, et de l’ARS, les professionnel.le.s du public et du privé associatif, quels que soient leurs métier et leur secteurs doivent se mobilisent pour dénoncer :

• Le manque chronique et criant de moyens et d’effectifs,
• L’absence de reconnaissance,
• L’absence depuis 20 ans d’augmentations salariales permettant de sortir d’un SMIC à vie les salarié.e.s les moins qualifié.e.s,
• L’octroi de prime catégorielle en lieu et place d’une augmentation générale des salaires évitant les tassements des grilles conventionnelles,
• La déshumanisation du travail au quotidien,
• La non prise en compte de la pénibilité des métiers du secteur.

La charge de travail exponentielle, le sous-effectif organisé et la suppression de moyens à destination de la population privent les travailleurs et travailleuses sociaux et médico-sociaux des outils indispensables à la résolution des difficultés. Cela a des conséquences indéniables sur la santé et la sécurité du personnel (arrêts maladies, reconnaissances en maladies professionnelles, accidents de services liés à l’épuisement professionnel), et provoquent des conflits de valeurs ingérables.

La maltraitance institutionnelle doit cesser !
Toutes et tous en grève et en manifestation
Le MARDI 11 JUIN 2024 à 10h
Devant la préfecture à Saint-Denis

Vidéo Harold Montrat :

La Fédération CGTR Santé et Action Sociale, engagée auprès des agent.e.s et des salarié.e.s des filières sanitaires, sociales et
médico-sociales, de la protection judiciaire, de la petite enfance revendiquent :
• Un secteur sanitaire, social et médico-social adossé à un service public, exercé par des agent.e.s titulaires, seule alternative à la
marchandisation du secteur,
• Un accès universel et gratuit aux services et établissements médico-sociaux prenant en compte les besoins de la population,

• Des moyens humains et financiers nécessaires, afin de garantir à la fois le maintien et le développement d’un dispositif de qualité et la mise en oeuvre à égalité de droits sur tout le territoire
• L’attribution immédiate des 183 € nets à l’ensemble des professionnel·le·s du secteur sanitaire, social et médico-social, de la protection judiciaire, de la petite enfance
• L’augmentation immédiate des salaires de l’ensemble des professionnel·le·s du secteur,
• L’amélioration des conventions collectives du secteur associatif dans l’attente de pouvoir négocier librement et loyalement une
convention collective unique et étendue de haut niveau, reprenant à minima le meilleur des conventions collectives,
• La refonte des grilles de traitements pour une meilleure reconnaissance des qualifications et des carrières dans le public
comme dans le privé,
• L’embauche au statut et le dégel du point d’indice dans la fonction publique.

2 Commentaires

  1. Le déficit budgétaire de l’État français dépassera cette année 5,5 % du PIB et s’élèvera à 160 milliards d’euros, qu’il faudra emprunter. La dette publique française est déjà proche de la taille de l’ensemble de l’économie, soit 100 % du PIB.

    Le coût du service de la dette publique française a doublé en 5 ans et s’élève à 50 milliards d’euros par an. Les dépenses liées aux Jeux olympiques de Paris s’envolent dans l’espace. Nous devons déjà dépenser plus pour le paiement des intérêts de la dette nationale que pour les dépenses militaires. Jusqu’à présent, le budget français est en train d’exploser.

  2. « Macron vient de le répéter hier soir : la Russie ne peut pas et ne doit pas gagner cette guerre. Il annonce donc que la France n’aura pas de limites. Pas de limites, dans la défense de l’intérêt atlantiste. Allons-nous réellement devoir lancer une guerre conventionnelle de haute intensité avec la Russie, à laquelle nous ne sommes pas prêts, pour défendre le pouvoir des élites globalistes ? Macron l’envisage, car cette guerre est, comme il l’affirme, existentielle. Pour ces élites. Ce n’est manifestement qu’une question de temps. »

    le projet de macron c’est de faire crever les français sous les bombes ou de faim
    peu importe, la fin justifie les moyens

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