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Airbags Takata : Karine Lebon interpelle le gouvernement face à un scandale industriel meurtrier

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Ce mercredi 19 février 2025, la députée de La Réunion Karine Lebon a interpellé le ministre des Transports sur l’inaction des autorités face au scandale des airbags Takata, un problème de sécurité majeur qui a causé au moins 17 morts, dont 16 en Outre-mer.

Une inertie coupable des constructeurs et de l’État

Depuis plus de 10 ans, les constructeurs automobiles étaient informés des risques liés aux explosions des airbags Takata, mais aucune mesure significative n’a été prise. La lenteur de l’État à agir et le manque de fermeté vis-à-vis des industriels ont contribué à cette catastrophe.

“Comment ce qui est censé vous protéger peut-il en réalité vous tuer ?”, s’est indignée Karine Lebon, dénonçant des vies brisées et des visages défigurés par ces airbags défectueux.

Face à la pression médiatique et à l’indignation des familles des victimes, les autorités ont enfin demandé des listes de véhicules concernés aux constructeurs. Un premier pas jugé bien tardif.

Un dispositif stop-drive encore insuffisant

Ces derniers jours, la mise en place du dispositif stop-drive (interdiction d’utiliser les véhicules équipés d’airbags Takata) marque une avancée. Toutefois, aucune interdiction effective ne pourra être appliquée tant que l’État n’imposera pas aux constructeurs la prise en charge des véhicules de remplacement et des solutions alternatives de transport.

À La Réunion, près de 35 000 véhicules, soit 10 % du parc automobile, sont concernés par la campagne de rappel. Pourtant, les stocks de remplacement sont insuffisants, allongeant le délai d’attente à 4 mois. Pendant ce temps, des milliers de Réunionnais continuent à rouler avec des véhicules potentiellement mortels.

“La stratégie de responsabilisation individuelle a ses limites”, a rappelé la députée, soulignant l’urgence d’une action plus ferme.

Une commission d’enquête parlementaire demandée

Karine Lebon a annoncé son intention de demander la création d’une commission d’enquête parlementaire pour analyser les dysfonctionnements de la campagne de rappel et éviter qu’un tel scandale ne se reproduise. Elle a appelé ses collègues parlementaires à la rejoindre dans cette démarche.

“Vous avez dit : ‘Plus jamais ça’. Mais les paroles meurent, seuls les actes demeurent.”

Face à l’ampleur du scandale et aux risques encourus par des milliers d’automobilistes, la députée a exigé du ministre des Transports des injonctions supplémentaires et des sanctions contre les industriels fautifs.

Un combat pour la sécurité des automobilistes

Ce dossier met en lumière la fragilité des consommateurs face aux grands groupes industriels, ainsi que le manque de réactivité des pouvoirs publics face à une crise de sécurité majeure. Karine Lebon s’engage à poursuivre ce combat pour obtenir des réponses et des actions concrètes en faveur des automobilistes réunionnais et ultramarins.

2 Commentaires

  1. Depuis très longtemps les air bags tuent ! Bataille pécuniaire entre concessionnaires et constructeur ! Il étaient conscients que ce drame actuel arrivera tout ou tard avec mort d’homme, et il y aura encore des victimes malheureusement ! Autant l’acteur fautif c’est le constructeur et le coupable complice pour défendre ses propres intérêts c’est le concessionnaire ! Et l’épée de Damoclès est sur la tête du propriétaire du bien ,! On l’empêche de rouler  »pas con pour le juridique  » par contre il lui reste a rouler dans la farine parce qu’on a pas la piece !.boycotter vos achats en face de ces concessionnaire scrupuleux ?

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